La carte détaillée du vote sur les JO: un Valais «utile» contre un Valais périphérique | Le Temps

La carte détaillée du vote sur les JO: un Valais «utile» contre un Valais périphérique par Le Temps. MicroGIS a fournit la carte détaillée du vote valaisan et son analyse.
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«A la fin, c’est ce Valais «utile», celui de la croissance démographique et du dynamisme économique, qui l’emporte sur les coteaux et les vallées, note le géographe Pierre Dessemontet, de l’institut MicroGIS. Signe des temps et d’un canton qui se modernise et se rattache de plus en plus à la métropole lémanique.»

Source : Votation populaire du 10 juin 2018:

Suisse: Avions de combat: fronde du PLR et du PDC | 24heures.ch

Guy Parmelin devra faire face à une fronde PDC-PLR.

Guy Parmelin devra faire face à une fronde PDC-PLR. Image: Keystone

Sus à la politique de défense aérienne de Guy Parmelin. En effet, après les critiques du parti socialiste, une fronde contre les plans du ministre vaudois de la Défense serait cette fois ouverte par le PDC et le PLR, indique ce lundi La Liberté. et comme le répercute l’article de 24 Heures (Suisse: Avions de combat: fronde du PLR et du PDC – Suisse – 24heures.ch).
L’article illustre bien la nervosité qui traverse à la fois les partis de droite et du Département militaire fédéral concernant l’achat de nouveaux avions militaires. L’ombre de l’échec en votation populaire du Gripen en 2014 explique cette nervosité.
En effet, nous trouvons les élus, PLR et UDC, qui veulent dissocier l’achat des avions de combat et celui du nouveau système de défense sol-air (DSA) et en faire deux volets distincts. Ces deux partis craignent un refus de l’ensemble de ce paquet en votation populaire au détriment du système de défense sol-air.
Du côté des militaires, c’est justement pour faire passer la pilule de la facture des nouveaux avions de combat qui explique la volonté de lier les deux volets. Car selon eux, le peuple pourrait être tenté, une fois le système de défense sol-air acquis, de repousser encore l’achat des avions.
Cependant, avant d’en arriver au Parlement, il ne serait pas inutile de prendre en compte sérieusement les raisons de l’échec en votation populaire de l’achat des Gripen. Or, dans ce domaine, comment est-il raisonnable de penser, en reprenant quasiment le même cahier des charges que celui ayant conduit au choix des Gripen, que la population sera mieux disposée à l’égard de ce nouvel achat ? Qui plus est en chargeant le bateau en faisant grimper la facture à 8 milliards avec le système de défense sol-air ?
Source : Suisse: Avions de combat: fronde du PLR et du PDC – Suisse – 24heures.ch

Conseil fédéral – élection d’Ignazio Cassis – les gagnants et les perdants

Ce matin, dès le 2ème tour, le favori Ignazio Cassis a été élu au Conseil fédéral en remplacement de Didier Burkhalter, démissionnaire. Petit tour d’horizon personnel des gagnants et des perdants de cette élection.

Les gagnants

En premier lieu, et bien évidemment, Ignazio Cassis s’est imposé après seulement deux tours. Il était depuis le début le favori, un statut qui n’est pas forcément une position enviable dans une telle élection en Suisse. Sa stratégie a consisté à ne prendre aucun risque. C’était aux deux autres prétendants à prendre des risques pour le déstabiliser. Pierre Maudet partait de trop loin pour rendre la chose possible. Isabelle Moret n’a jamais su le faire.
En second lieu, le PLR tessinois, et avec lui le canton du Tessin. La stratégie du PLR tessinois de présenter un seul candidat.e a été critiquée, à juste titre concernant la question de la représentation féminine au Conseil fédéral, mais les gagnants ont toujours raison.
En troisième lieu, la droite du parlement fédéral a, cette fois-ci, traduit le résultat des élections fédérales de 2015 dans les faits. Ce n’est évidemment pas une satisfaction me concernant, mais c’est ainsi. Si ce prochain dimanche la prévoyance vieillesse était refusée, le triomphe sera complet et l’opposition de gauche à la réforme aura véritablement joué le rôle de l’idiot utile en faveur de cette droite de régression sociale.
On ne manquera pas de s’en rendre compte rapidement dans la reprise du dossier des retraites au niveau fédéral. Les lendemains ne manqueront pas d’être difficiles.
En quatrième lieu, dans les vainqueurs, je citerai les lobbys de tout poil qui pullulent au Parlement. Lobbyiste incontestable et très assumé 1, Ignazio Cassis donne des ailes aux lobbyistes du Parlement fédéral et pour ceux à venir.
Enfin, je citerai Pierre Maudet. Certes il n’a pas été élu, mais il partait de très très loin. Sa campagne n’en a pas moins été étonnante. Il a su mettre en avant ses qualités et développer des propositions et une vision claire pour la Suisse. Il a su également s’entourer d’une équipe de campagne très efficace. Il s’est imposé comme le candidat de l’ouverture et du devenir suisse 2. Il n’a aucune raison de rougir de son score. Bien au contraire.

Les perdants

En premier lieu, pour moi, les femmes sont clairement les grandes perdantes de cette élection. Le score d’Isabelle Moret est une gifle pour toutes les femmes. L’écart d’Isabelle Moret avec Pierre Maudet (28 voix ”contre” 90 voix) est abyssal. C’est probablement aussi le résultat de l’absence d’une véritable politique de promotion des candidatures féminines à droite et de leur faible représentativité aux Chambres fédérales. Cette faiblesse est éclairante du fait que, parmi les parlementaires fédérales latines, le seul nom cité a été celui d’Isabelle Moret. Cette absence de candidatures potentielles de qualité a notamment permis à Pierre Maudet de se lancer dans la course et à Ignazio Cassis de rester constamment dans sa zone de confort.
J’ajoute que les attaques à propos de la situation privée d’Isabelle Moret ainsi que les propos entendus notamment de la part d’Ueli Maurer sur la Télévision suisse romande, indiquant que la place d’une mère de famille avec de jeunes enfants est à la maison et non au Conseil fédéral font régresser de quarante ans la condition des femmes non seulement en politique, mais également dans la société en général. Là aussi, le discours sur la nécessaire cohésion nationale s’apparente à un inquiétant retour en arrière.
Découlant des propos ci-dessus, Isabelle Moret est la seconde grande perdante de l’élection. Sa campagne n’a jamais décollé en raison des ses atermoiements constants. Elle en paie le prix fort avec un score comparativement très faible face à celui de Pierre Maudet alors qu’elle se devait de faire jeu égal avec Ignazio Cassis. La suite de sa carrière politique s’annonce délicate, car, avec dans deux ans l’élection plus que probable de Jacqueline de Quattro au Conseil national, son score et sa campagne ratée offre un boulevard à Christelle Luisier dans la course au Conseil d’Etat vaudois. Parlementaire de longue date, ayant déjà échoué pour accéder au Conseil des États en 2011, même sa réélection au Conseil national pourrait s’avérer délicate.
En dernier lieu, l’ouverture de la Suisse sur l’avenir et le monde a pris un nouveau coup sur la carafe. Contrairement à l’élection de Guy Parmelin, le Parti socialiste n’a pas su ou pu tirer son épingle du jeu pour rendre cette ouverture possible sur le monde. Pour qu’un véritable espoir puisse être possible, il aurait fallu que ce soit Isabelle Moret, et non Pierre Maudet3, qui l’incarne. Cependant, même si cela avait le cas, seule l’issue aurait été probablement plus incertaine et l’écart encore plus serré. Un score plus serré aurait mis en évidence non pas une trompeuse cohésion nationale, mais bien plutôt deux Suisses. C’est sur un tel constat que la recherche d’une véritable cohésion nationale serait rendue possible. A la place, on aura un discours mantra sur la cohésion nationale, vide de mesures réellement concrètes pour la rendre effective.
A cette lumière et à nouveau, le vote de dimanche prochain donnera des indications significatives sur la recherche ou non de solutions réelles de compromis. Ces solutions sont à la base depuis quatre-vingt ans avec la Paix du travail de toute avancée dans le sens d’une amélioration de notre cohésion nationale et au bénéfice du plus grand nombre d’habitant.e.s de ce pays.


  1. Contrairement à Isabelle Moret qui n’a cessé de louvoyer avec cette question-là, comme avec celle de la représentation féminine. ↩︎
  2. Ignazio Cassis a passé comme le candidat de la cohésion nationale, mais il faut admettre que dans le contexte actuel, cette recherche d’une cohésion nationale s’apparente à un énorme repli sur soi.
    En outre, le profil d’Ignazio Cassis est celui d’une tendance extrêmement libérale, voire ultralibérale, pour la Suisse. Cette tendance ne coïncidera pas forcément dans les faits avec la recherche de cette cohésion nationale invoquée comme un mantra durant la campagne, mais jamais confrontée aux positions exprimées par le candidat. Il y a là clairement un hiatus. A moins qu’Ignazio Cassis endosse, à la suite de son élection, le costume de l’homme d’Etat. ↩︎
  3. Merci néanmoins à ce dernier d’avoir développé un discours, une vision et des propositions tournés vers l’avenir et l’extérieur. Son score laisse une marge d’espoir pour la suite. ↩︎

De quoi la video d'Oskar Freysinger est-elle le signe ?

Après un silence assourdissant de près d’une semaine, Oskar Freysinger a décidé de s’exprimer au moyen d’une vidéo publiée sur Facebook. Au-delà de son contenu, il vaut la peine de s’interroger sur la signification d’une telle démarche.
En 2017, on retrouve chez Freysinger, cette même attitude à ne pas accepter la défaite que celle empruntée par son mentor Christoph Blocher en 2007. Des moyens comparables sont utilisés pour continuer à exister.
Si Christoph Blocher dispose de moyens suffisant pour sa TV Blocher, Oskar Freysinger s’est lui replié sur Facebook. Signe aussi d’une évolution des réseaux sociaux1.
Mais la “philosophie” est la même. Incapable de se remettre en cause ou d’accepter le verdict populaire, tous les deux choisissent de communiquer de manière univoque. Seules leur voix, leur vérité comptent. Aucun contradicteur ou aucune contradiction n’émarge avec un tel dispositif.
Si Christoph Blocher mime l’interview médiatique avec un porte-micro faisant office d’ersatz journalistique, Oskar Freysinger s’est dépouillé de ces oripeaux d’un journalisme honni2. Il joue aussi à sa manière à Donald Trump et ses tweets assassins.
Par sa vidéo, Oskar Freysinger manifeste également une forme de syndrome d’enfermement en se filmant retranché à domicile. C’est Fort Alamo. Il n’en ressortira symboliquement probablement plus.
Clap de fin ?
Crédit image : Olivier Maire/Keystone

  1. Cependant, la modernité en la matière, c’est plutôt YouTube, comme le montre l’utilisation qu’en fait actuellement Jean-Luc Mélenchon.
  2. Alors que Christoph Blocher en est aujourd’hui à sa 499e émission, Oskar Freysinger s’est lancé dans un épisode unique et définitif.

25.02.2017 : Cesla Amarelle, Nuria Gorrite et Pierre-Yves Maillard @ La Tour-de-Peilz

Le printemps électoral vaudois a un peu d’avance sur le printemps météorologique. C’est ainsi que depuis hier Cesla Amarelle, Nuria Gorrite et Pierre-Yves Maillard ont fleuri les rues de La Tour-de-Peilz.

Cesla Amarelle sur la Place des Anciens Fossés
Cesla Amarelle sur la Place des Anciens Fossés

Merci aux camarades du PS La Tour-de-Peilz qui, comme dans d’autres endroits dans le canton, ont installé ces affiches. Sans nos militants, le Parti socialiste ne serait rien.
Nuria Gorrite devant le Château et le Musée suisse du Jeu
Nuria Gorrite devant le Château et le Musée suisse du Jeu

De bien belles affiches au service de candidat-e-s de valeur.
Pierre-Yves Maillard sur la Place des Anciens Fossés
Pierre-Yves Maillard sur la Place des Anciens Fossés

La campagne s’annonce passionnante.
A bientôt sur nos stands, dans les rues ou à la gare de La Tour-de-Peilz.

Le non à la RIE III sanctionne la droite "arrogante et clientéliste", juge Christian Levrat – RTS.ch

Le net rejet de la réforme de l’imposition des entreprises (RIE III) marque un tournant dans la législature, estime le président du PS Suisse Christian Levrat, qui demande à la majorité de droite de “tirer les leçons” de ce vote.

Un très bon week-end pour le PS avec les résultats des trois votations fédérales et le résultat de la votation dans le canton de Vaud sur la LPPPL.
Source : Le non à la RIE III sanctionne la droite “arrogante et clientéliste”, juge Christian Levrat

« Société du travail », triste tropisme

Après la Suisse et l'initiative sur le revenu universel, le débat s'est incarné dans la présidentielle française avec Benoît Hamon. Ce débat à le mérite de poser la question de la place et de la valeur du travail dans nos sociétés. Voici un extrait d'un article publié sur The Conversation et dû la plume de Xavier Philippe, enseignant-chercheur en sociologie du travail et gestion des ressources humaines.

Travailler sans le savoir, travailler sans le vouloir

On pourrait prendre au mot les arguments sur la « société du travail ». Le revenu universel va créer une société d’assistés. Le seul remède c’est de travailler plus gagner plus. Slogan ancien maintenant éculé mais recyclé à l’infini. Allez, chiche. Sauf que ce supplément de travail ne vous rapportera pas automatiquement un revenu. Par exemple, vous, lecteur(s) qui lisez ces lignes, vous ne le savez peut-être pas, mais vous êtes en ce moment même en train de fournir un travail. Qui va en plus créer de la richesse. Mais qui ne vous rapportera aucune rémunération immédiate. L’apparition du digital labor, implique que toute activité numérique entraîne une production de données qui sera à court ou à moyen terme génératrice d’un revenu pour ceux qui vont la collecter et non ceux qui en sont à l’origine1
Ainsi, quoi que vous pensiez de cette tribune, que vous la partagiez ou non sur un ou plusieurs réseaux sociaux et quoi que l’auteur de ces lignes vous incite à faire en la matière (soyez chics), vous produisez une donnée qui permettra à la fois d’alimenter des bases gigantesques mais également d’orienter les contenus qui vous seront proposés ultérieurement. Vous venez donc de travailler sans le savoir et peut-être même sans le vouloir. (…) Le travail ça doit se payer. Sauf que celui qui produit n’est pas nécessairement celui qui reçoit.
Le travail échappe largement maintenant à la sphère productive. Sauf que cette dernière est la seule valorisée socialement et politiquement. Il est donc nécessaire de changer de paradigme et de considérer que le travail n’est pas que le labeur, qui plus est celui qui correspond à un salaire. La « société du travail » n’existe pas car le travail c’est la société. Tout est donc travail. Le salarié, l’entrepreneur, mais aussi l’artiste, le retraité, le chômeur, l’étudiant, le bénévole, le militant, et même l’oisif, tous travaillent.
Mais pour certains, ce travail est socialement invisible, ou au mieux peu valorisé car considéré comme improductif, voire honteux. Réduire le temps de travail, instaurer un revenu universel, taxer les “robots”, sont de bonnes idées car elles permettent l’extension du domaine du travail. Emile Durkheim l’avait déjà compris, on ne peut pas séparer la société idéale de la société réelle. Vaste programme. On se met au travail ?
Lire l'article : « Société du travail », triste tropisme
Source image : « Work in progress ». Jonas Bengtsson/Flickr, CC BY

  1. Concernant le "digital labor", je me permets de vous renvoyer à mon billet précédent "Les codeurs sont les ouvriers du XIXe siècle" (https://www.politis.ch/carnets/2017/02/10/les-codeurs-sont-les-ouvriers-du-xxie-siecle-slatefr/)

Chambres fédérales : Cesla Amarelle mène le bal sur l'Europe | La Liberté (16.01.2016)

Deux jours après la désignation de Cesla Amarelle par le Parti socialiste vaudois, le journal La Liberté, dans son édition de ce lundi,consacré un article à la première année de législature des Chambres fédérales et s'interroge sur le glissement à droite du Parlement. Parmi les parlementaires fédéraux déterminants dans la construction d'alliance, Cesla Amarelle se distingue concernant le dossier de l'immigration.
L'introduction en première page du dossier :

Les partis bourgeois ont la majorité au parlement fédéral, mais restent divisés sur plusieurs dossiers
Un glissement à droite tout relatif
BILAN Les groupes UDC et PLR disposent de la majorité absolue au Conseil national, depuis les dernières élections du 18 octobre 2015. Qualifié de «séisme», ce basculement ne se reflète pourtant pas systématiquement dans l’élaboration des lois.
CLIVAGE L’examen de quatre dossiers importants – la fiscalité des entreprises, l’énergie, les retraites et l’immigration – tempère les réalités arithmétiques. Les partis bourgeois se retrouvent souvent opposés les uns aux autres, nouant des alliances avec la gauche.
PORTRAITS Des parlementaires jouent un rôle déterminant pour former des alliances entre partis. Cesla Amarelle, Konrad Graber, Jean-François Steiert et Jacques Bourgeois se sont ainsi distingués pour leur activisme sur ces quatre dossiers emblématiques.

L'encadré en page 3 : CESLA AMARELLE MÈNE LE BAL SUR L’EUROPE

En tant que rapporteuse de la Commission des institutions politiques, la socialiste vaudoise a mené les discussions du Conseil national sur la révision de la loi sur les étrangers qui a introduit une forme de préférence indigène «light». Tout au long des débats, elle a fait usage de ses compétences de professeure de droit pour se livrer à un cours de droit constitutionnel à l’intention de l’UDC qui critiquait cette forme de mise en oeuvre de son initiative contre l’immigration de masse. Son argument: les initiants n’ont pas le monopole de l’interprétation; il convient de se livrer à une approche d’ensemble de la Constitution tenant compte de la concordance entre les différents articles. CIM


Keystone
La preuve par l'acte de sa capacité à construire des compromis dynamiques avec la droite.
Source : La Liberte

14 janvier – Le triomphe des militant-e-s socialistes vaudois

Quel beau samedi après-midi à Clarens ! Cesla Amarelle a été désignée au premier tour et à 58% des voix par les délégués du Congrès du Parti socialiste vaudois.

Voici le ticket de l'alliance rose-verte #vd2017 photo: ARC via @PascalWassmer
Voici le ticket de l’alliance rose-verte #vd2017 photo: ARC via @PascalWassmer

Je n’avais jamais assisté à un Congrès d’une telle ampleur sur sol vaudois avec ses presque 500 délégués et à une telle manifestation de vitalité de notre parti.
Jeudi passé, un article du journal 24Heures donnait un aperçu qui se voulait moins rassembleur de la campagne interne :

Comme l’ont été Pierre-Yves Maillard en 2004 puis Nuria Gorrite en 2012, Cesla Amarelle se profile comme la candidate naturelle des socialistes. Or, la partie s’annonce plus compliquée que prévu. L’Yverdonnoise pourrait ne pas être choisie samedi lors du congrès d’investiture. Des manœuvres agitent les hautes sphères du parti. A bas bruit, elles semblent viser davantage à contrer Cesla Amarelle qu’à promouvoir une autre personnalité. Ce constat découle d’observations d’élus de gauche comme de droite. http://www.24heures.ch/vaud-regions/roses-hesitent-presenter-vraie-star/story/29172365

Les militant-e-s de ce parti dont je suis fier ont donné une toute autre image de l’engagement et des valeurs socialistes qui consistent à faire campagne pour et non contre quelqu’un. Que ceux qui n’ont pas respecté ces principes aient été désavoués est une excellente chose pour notre parti et la campagne qui s’annonce. Le résultat est net et sans bavure. Il honore la candidate, notre parti et nos militant-e-s.
Je salue les trois candidates à la candidature. J’ai eu le privilège d’assister à trois de leurs prestations devant les camarades des sections ou régionales. Toutes trois ont donné une excellente image du parti par leurs talents respectifs, leur attitudes respectueuses l’une envers l’autre et leur fairplay.
Tant Fabienne que Roxanne peuvent être fières d’elles-mêmes. Chères Fabienne et Roxanne ne prenez surtout pas votre résultat de samedi comme un désaveu de votre personne, de vos convictions ou de votre travail. Un immense merci pour votre engagement au service de notre parti et des citoyens de ce canton. Je me réjouis de chaque occasion future de vous côtoyer et plus particulièrement dans la campagne qui s’annonce.
Que rien ne soit venu déstabiliser Cesla Amarelle durant ces trois mois de campagne interne, qu’elle ait su garder une attitude positive et souriante ainsi qu’un discours clair et motivant donne un bon aperçu de la valeur de notre candidate et de sa stature de femme d’Etat.
Chapeau et respect, chère Cesla. Avec toi, le ticket socialiste et vert a fière allure. Il est motivant et mobilisateur pour tous nos militant-e-s. Ce ne sera que du bonheur que de faire campagne à tes côtés ainsi qu’aux côtés de Nuria, Pierre-Yves et Béatrice.
Depuis hier, j’en suis désormais convaincu : la campagne certes sera difficile, mais elle sera belle et couronnée de succès.

François Fillon ou les leçons des primaires ou des premiers tours

Alors qu’Alain Juppé faisait figure de favori avant le premier tour des primaires, l’œil fixé sur le second tour de la présidentielle, François Fillon a bousculé le scénario écrit et ceci dès le premier tour. Leçon de primaire ou de premier tour.
Depuis sa désignation de dimanche dernier, les journalistes politiques s’intéressent à la composition de électeurs de François Fillon. Ainsi,la composition du corps électoral de cette primaire des Républicains laisse entrevoir des surreprésentations que certains jugent préoccupantes. En effet, lors de ce deuxième tour de la primaire (dimanche 27 novembre), se sont surmobilisées dans les bureaux de vote les hommes (60%, +12 points par rapport à la population nationale), les personnes âgées de 65 ans et plus (41%, +17 points), les retraités (45%, +17 points), les classes moyennes et supérieures (26%, +3 points). Peut-on dès lors gloser sur le fait que les gens qui touchent déjà leur retraite (notamment les 65 ans et plus) se sont montrés favorables à un candidat qui veut repousser l’âge de la retraite? «C’était le suffrage des gens qui sont, socialement, à l’aise et à droite pour schématiser», glisse encore Jean-Daniel Lévy dans 24Heures (01.12.2016).
Est-ce grave docteur pour François Fillon ? Peut-être à en croire certains analystes. Dans le même temps, cette composition de l’électorat est proche de celle qui a élu Nicolas Sarkozy en 2007. Pour rappel, Nicolas Sarkozy l’avait emporté face à Ségolène Royal grâce au vote des plus de 60 ans. Ceux-ci étaient certainement et également surreprésentés lors de ce scrutin (https://www.politis.ch/carnets/2007/05/07/les-jeunes-avec-segolene-royal/).
Plus largement, la leçon de cette primaire et celle des premiers tours d’une élection majoritaire reste qu’il importe dans un premier temps de réunir et mobiliser son électorat de gauche ou de droite autour de sa candidature ou de son candidat pour un parti avant de se préoccuper d’aller à la pêche au centre.

Une leçon à méditer pour la gauche française (http://www.slate.fr/story/130193/renoncement-hollande-acte-dechirures-gauche) comme pour le Parti socialiste vaudois ces prochaines semaines.