Finlande: vers une semaine de travail de quatre jours?

Sanna Marin, la jeune Première ministre finlandaise, aurait fait une proposition surprenante : une semaine de travail raccourcie. Quatre jours de six heures pour un même salaire.

Élue le décembre dernier, Sanna Marin s’attellerait désormais à l’agenda politique. En tête de celui-ci apparaît une proposition qui suscite l’enthousiasme des Finlandais : la semaine de travail de quatre jours ouvrables, de six heures chacun.

« Ce pourrait être la prochaine étape pour la Finlande », a avancé la jeune Première ministre Sanna Marin à l’occasion du 120ème anniversaire du SDP, le parti social-démocrate dont elle est la cheffe de file.

À Göteborg, en Suède voisine, la journée de six heures fonctionne déjà dans les maisons de repos et à l’hôpital municipal, sans modification du salaire des employés. Et les résultats sont satisfaisants : le personnel est plus heureux, en meilleure santé et plus productif. Ce climat serein a même entraîné une augmentation des recettes fiscales, selon le Huffington Post.

— À lire sur www.lavoixdunord.fr/689276/article/2020-01-04/finlande-vers-une-semaine-de-travail-de-quatre-jours

Cependant, le lendemain et dans la foulée de cet article de la Voix du Nord, les CheckNews de Libération ont remonté le fil de cette information et mis en évidence que

Pour Libération, la non contextualisation et datation du congrès du 120ème anniversaire du SPD explique «l’emballement médiatique en Europe pour une proposition qui n’est pourtant pas au programme».

— À lire sur : https://www.liberation.fr/checknews/2020/01/07/la-premiere-ministre-finlandaise-a-t-elle-propose-la-semaine-de-travail-de-quatre-jours-et-des-journ_1771865?xtor=rss-450

Vers la fin de l’école productiviste ? – Le Courrier

Auteur d’une thèse à l’université de Lausanne consacrée au rôle de l’école dans la transition écologique, Daniel Curnier porte un regard très critique sur l’institution éducative, qui ne prépare pas la jeunesse à la nécessaire transition écologique, alors qu’une partie des jeunes sont justement dans la rue pour sauver le climat.
— À lire sur lecourrier.ch/2020/01/05/vers-la-fin-de-lecole-productiviste /

L’héritage de la génération 1989 en question

Trente ans après la chute du « rideau de fer », se pose la question de l’héritage de la génération 1989 qui a contribué à faire tomber l’un des pires régimes du XX siècle.

Alexis Prokopiev, co-fondateur de l’association Russie-Libertés et co-auteur de Les autres visages de la Russie (Les Petits matins, 2015), nous offre un point de vue intéressant sur la situation à l’Est de l’Europe.

Il fait le point, trente ans après la chute du Mur et quinze ans après le grand élargissement aux pays d’Europe centrale et orientale. Il se pose inévitablement la question de l’héritage de cette génération 1989.

D’un côté,

La question peut sembler douloureuse lorsqu’on constate que les principes de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, de l’État de droit et de respect des droits humains, placés au cœur même de la construction européenne, sont aujourd’hui menacées dans ces mêmes pays qui les ont fait triompher il y a trente ans.

S’il ne minimise pas le risque clair d’une violation grave de ces principes, il observe également qu’une nouvelle génération d’activistes accède aussi aux responsabilités politiques à l’exemple de Zuzana Čaputová, avocate qui a défendu les droits humains et l’écologie, et qui a déclaré, peu après son élection à la tête de la Slovaquie, être heureuse de son élection

« en n’ayant pas recours au populisme, en disant la vérité, en attirant l’attention et en gagnant la confiance sans rhétorique agressive ».

Et que

« c’est grâce à 1989 que nous jouissons de libertés qui nous paraissent aujourd’hui tout à fait naturelles, comme la liberté d’association, d’expression, le pluralisme politique »,

Alexis Prokopiev cite aussi Rafał Trzaskowski, le libéral élu maire de Varsovie en 2018, qui a récemment signé une déclaration pour combattre les discriminations contre les personnes LGBT dans sa ville, Zdeněk Hřib, membre du parti Pirate et maire de Prague, ou encore l’écologiste de centre-gauche Gergely Karácsony qui a remporté, le 13 octobre dernier, les élections à la mairie de Budapest en battant le candidat du parti de Viktor Orban.

Des figures politiques émergent ainsi à l’Est offrant des alternatives possibles au populisme. Mais cela reste encore fragile.

L’article : L’héritage de la génération 1989 en question | Revue Esprit

Crédit image : Photo de Marie Bellando-Mitjans sur Unsplash

La guerre des générations favorise les Démocrates aux Etats-Unis

Dans un de ses fameux discours, appelant ses concitoyens à se battre avec courage lors de la Deuxième guerre mondiale, le président américain Franklin D Roosevelt a dit : « Il existe un cycle mystérieux dans le déroulement de l’histoire. A certaines générations, beaucoup est donné. De certaines générations, beaucoup est attendu. » La génération du baby-boom a été l’un des plus gâtées de l’histoire. Pas seulement aux Etats-Unis. Elle a bénéficié d’une croissance exceptionnelle, du plein-emploi favorisant les ascensions sociales rapides, d’avancées technologiques prodigieuses dans un monde qui ignorait la rareté et les limitations. Elle s’est battue pour conquérir des libertés nouvelles et elle les a obtenues.

Les générations suivantes ont le sentiment que, pour elles, les choses sont nettement moins faciles. C’est l’une des raisons pour lesquelles, comme l’écrivent, dans le mensuel The Atlantic, le fameux historien Niall Ferguson et l’analyste politique Eyck Freymann, « les clivages de classe et de race, qui ont été déterminants dans la vie politique américaine, tendent à présent à faire place à un clivage générationnel

-A écouter : La guerre des générations favorise les Démocrates aux Etats-Unis

“Washington d’ici”, le nouveau podcast des Médias francophones publics – rts.ch

“Washington d’Ici” est le podcast des radios francophones publiques installées à Washington. Les correspondants de franceinfo, la RTBF, Radio Canada, la RTS et RFI vous y racontent la campagne pour l’élection présidentielle américaine de 2020.
— À lire sur www.rts.ch/info/monde/10837221–washington-d-ici-le-nouveau-podcast-des-medias-francophones-publics.html

« Pour l’image des Etats-Unis, il y aura un avant et un après octobre 2019 »

En l’espace de quelques jours, le locataire de la Maison Blanche a réduit à zéro la valeur de la parole de Washington. Il a montré qu’un engagement dont dépend la vie de centaines de milliers de personnes peut être rayé d’un tweet. « Ils nous ont fait confiance et nous avons trahi cette confiance, a confié au New York Times un officier américain qui avait travaillé aux côtés des Kurdes dans le nord de la Syrie. C’est une tache sur la conscience américaine. »

Quels que soient les efforts de rétropédalage ou les manœuvres de rattrapage d’autres structures du pouvoir américain, on aurait tort de sous-estimer l’impact de cette volte-face : pour l’image des Etats-Unis, il y aura un avant et un après octobre 2019.

— À lire sur www.lemonde.fr/idees/article/2019/10/16/pour-l-image-des-etats-unis-il-y-aura-un-avant-et-un-apres-octobre-2019_6015649_3232.html

Elizabeth Warren a tout à gagner de la procédure d’impeachment

Éclaboussé par “l’affaire ukrainienne”, Joe Biden perd du terrain face à la sénatrice du Massachusetts dans la course à l’investiture démocrate en vue de l’élection présidentielle de novembre 2020.
Elizabeth Warren a pris la tête de la course à l’investiture démocrate le jour même du lancement de la procédure de destitution de Donald Trump : c’est là pure coïncidence, mais la coïncidence est jolie.
La sénatrice du Massachusetts combat un “système truqué” qui sert les élites fortunées. Elle dénonce l’alliance mondiale entre “autoritarisme et capitalisme corrompu” qui pousse les États-Unis sur la pente glissante de la kleptocratie.
Trump est menacé d’être destitué précisément pour tout ce qu’Elizabeth Warren dénonce, ce qui tient déjà de l’aubaine pour elle. Alors quand Joe Biden, son principal adversaire à la primaire, se retrouve lui aussi dans la tourmente, cela ressemble à une manne providentielle.
-A lire : Elizabeth Warren a tout à gagner de la procédure d’impeachment

Un président instable en train de perdre pied | Le Devoir

Placé depuis le 23 septembre dernier par les démocrates face à une enquête pouvant mener à sa destitution, Donald Trump perd depuis chaque jour un peu plus les pédales en multipliant les déclarations, sur Twitter comme devant les caméras, qui témoignent autant de son manque de jugement que de l’état de panique dans lequel il semble être entré. Les propos ont oscillé entre l’agressivité, la menace, la violence et l’incompréhension d’une fonction qui est pourtant la sienne.

— À lire sur www.ledevoir.com/monde/etats-unis/564188/un-president-instable-en-train-de-perdre-pied

Faire campagne à l’ère d’Instagram | Le Devoir

Nellie Brière, conférencière et consultante en communications numériques et réseaux sociaux, observe que, grâce aux nouveaux outils et à l’intelligence artificielle, les partis politiques peuvent cibler des caractéristiques allant bien au-delà des tranches d’âge. « Les caractéristiques démographiques sont presque devenues un détail. Maintenant, on peut tenir compte de la localisation d’une personne, de ses champs d’intérêt, du genre de médias qu’elle consomme, de ses activités préférées, des gens qui l’influencent ou des mots clefs qui l’accrochent ».
— À lire sur www.ledevoir.com/politique/canada/562855/faire-campagne-a-l-ere-d-instagram