Le G7 et la crise: pourquoi si tard? Et le G20? – Le Temps

Incidences opinion. Si les Etats-Unis ne mettent pas à disposition leurs ressources intellectuelles et matérielles et n’assument pas le rôle central que leur confèrent leur poids et leur dynamisme, la communauté internationale s’en trouve paralysée, écrit le chroniqueur du journal Le Temps François Nordmann.

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Donald Trump, suivi du vice-président Mike Pence, va s’exprimer sur le coronavirus. Washington, 15 mars 2020. — © keystone-sda.ch

Comme le note François Nordmann :

La mondialisation est mise en cause par la pandémie de Covid-19 et par les crises politiques, économiques et financières qu’elle entraîne. Les institutions politiques qui se sont donné pour mission de la gérer se sont mises tardivement en mouvement, ajoutant par là au désarroi général face au virus et renforçant la crise. Le réflexe clanique et territorial l’emporte et les barrières nationales remontent à l’heure où il faut se protéger. Or c’est l’inverse qui devrait s’imposer: sans collaboration internationale, nous n’en sortirons pas.

Cette situation n’est pas sans faire écho à la situation qui avait prévalu au moment du démarrage de la crise économique des années 1930. Herbert Hoover et Donald Trump, même combat ? Voila qui n’est guère rassurant…

Source : Le G7 et la crise: pourquoi si tard? Et le G20? – Le Temps

La Ligue de Matteo Salvini devancée par la gauche en Émilie-Romagne

Selon des sondages à la sortie des urnes, Stefano Bonaccini (Parti démocrate) devance Lucia Borgonzoni (extrême droite). Ce scrutin local a valeur de test national pour Matteo Salvini, leader de la Ligue, qui compte dessus pour revenir au pouvoir.

La Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini était devancée par la gauche dimanche en Émilie-Romagne, selon des sondages à la sortie des urnes et des premiers résultats. Le président sortant de la région, Stefano Bonaccini (Parti démocrate, centre gauche), était en tête avec un score compris entre 48% et 52% des voix devant son adversaire Lucia Borgonzoni (Ligue) entre 43% et 47%, selon un sondage réalisé sur un échantillon représentatif après la fermeture des bureaux de vote à 23 heures.

Compte tenu de l’engagement au premier plan de Matteo Salvini dans ce scrutin, une défaite en Émilie-Romagne pourrait, selon certains observateurs, marquer pour le patron de l’extrême droite italienne «le début d’une longue traversée du désert dans l’opposition». Fort des sondages nationaux montrant la Ligue en tête des intentions de vote autour de 30% et premier parti d’Italie, le souverainiste espérait en effet qu’une convocation rapide des Italiens aux urnes allait être synonyme pour lui de retour aux commandes du pays.

Outre la forte affluence aux urnes, la gauche a sans doute profité de la dynamique anti-salvinienne créée par les Sardines, un mouvement de jeunes né dans la région il y a deux mois et vite devenu un symbole national de la protestation contre l’extrême-droite.

Source : La Ligue de Matteo Salvini devancée par la gauche en Émilie-Romagne – Le Temps

Pour Aung San Suu Kyi, la chute continue

La Cour internationale de justice de La Haye, la plus haute juridiction des Nations unies, a sommé la Birmanie, le 23 janvier, de tout mettre en œuvre pour empêcher un génocide contre la minorité des Rohingyas. Un camouflet pour celle qui s’était posée en avocate de l’armée et du pouvoir birmans.
Aung San Suu Kyi a, pendant longtemps, incarné la lutte contre l’oppression. Mais voilà plusieurs mois déjà qu’elle n’est plus en odeur de sainteté auprès de l’opinion internationale. En ordonnant à l’unanimité le 23 janvier à la Birmanie de prendre des mesures pour empêcher un éventuel génocide contre les Rohingyas, la Cour internationale de justice (CIJ) a officiellement validé la perte de son statut d’icône de la démocratie.

— À lire sur www.courrierinternational.com/dessin/le-dessin-du-jour-pour-aung-san-suu-kyi-la-chute-continue

[Vidéos] “A cause de Macron” : la géniale chorégraphie féministe contre la réforme des retraites – Les Inrocks

Des dizaines de femmes ont dansé contre la réforme des retraites, Gare de l’Est à Paris, vendredi 24 janvier.
Vendredi 24 janvier marque le 51e jour de grève interprofessionnelle contre la réforme des retraites portée par le gouvernement d’Emmanuel Macron.

Gare de l’Est, à Paris, plusieurs dizaines de femmes se sont ainsi lancées dans une chorégraphie imaginée par des militantes d’Attac vendredi 24 janvier, peu avant 11 heures et le départ de la manif parisienne. Au son de “A cause de Macron” – et avec un jeu de jambes des plus coordonnés ! -, elles ont chanté et dansé joyeusement en lançant : “A cause de Macron (…) grandes perdantes nous serons, on crie révolution.” Les femmes vont en effet être particulièrement touchées par cette réforme des retraites si elle passe.
— À lire sur abonnes.lesinrocks.com/2020/01/24/actualite/societe/videos-a-cause-de-macron-la-geniale-choregraphie-feministe-contre-la-reforme-des-retraites/

En Italie, les sardines convergent vers Rome

“Il est vrai que les ‘sardines’ n’ont pas un programme défini, ni une position claire sur des thèmes comme le travail, la lutte contre les inégalités ou l’Europe, mais alors pourquoi ce mouvement grandit-il ? Les ‘sardines’ attirent des personnes pas forcément politisées mais qui participent, animées par des sentiments d’humanité et de répulsion envers une propagande qui mine le vivre-ensemble. Ce mouvement remplit donc un vide, il répond à un sentiment d’égarement et à une demande non remplie de changement.”
— À lire sur www.courrierinternational.com/article/politique-en-italie-les-sardines-convergent-vers-rome

La guerre des générations favorise les Démocrates aux Etats-Unis

Dans un de ses fameux discours, appelant ses concitoyens à se battre avec courage lors de la Deuxième guerre mondiale, le président américain Franklin D Roosevelt a dit : « Il existe un cycle mystérieux dans le déroulement de l’histoire. A certaines générations, beaucoup est donné. De certaines générations, beaucoup est attendu. » La génération du baby-boom a été l’un des plus gâtées de l’histoire. Pas seulement aux Etats-Unis. Elle a bénéficié d’une croissance exceptionnelle, du plein-emploi favorisant les ascensions sociales rapides, d’avancées technologiques prodigieuses dans un monde qui ignorait la rareté et les limitations. Elle s’est battue pour conquérir des libertés nouvelles et elle les a obtenues.

Les générations suivantes ont le sentiment que, pour elles, les choses sont nettement moins faciles. C’est l’une des raisons pour lesquelles, comme l’écrivent, dans le mensuel The Atlantic, le fameux historien Niall Ferguson et l’analyste politique Eyck Freymann, « les clivages de classe et de race, qui ont été déterminants dans la vie politique américaine, tendent à présent à faire place à un clivage générationnel

-A écouter : La guerre des générations favorise les Démocrates aux Etats-Unis

“Washington d’ici”, le nouveau podcast des Médias francophones publics – rts.ch

“Washington d’Ici” est le podcast des radios francophones publiques installées à Washington. Les correspondants de franceinfo, la RTBF, Radio Canada, la RTS et RFI vous y racontent la campagne pour l’élection présidentielle américaine de 2020.
— À lire sur www.rts.ch/info/monde/10837221–washington-d-ici-le-nouveau-podcast-des-medias-francophones-publics.html

« Pour l’image des Etats-Unis, il y aura un avant et un après octobre 2019 »

En l’espace de quelques jours, le locataire de la Maison Blanche a réduit à zéro la valeur de la parole de Washington. Il a montré qu’un engagement dont dépend la vie de centaines de milliers de personnes peut être rayé d’un tweet. « Ils nous ont fait confiance et nous avons trahi cette confiance, a confié au New York Times un officier américain qui avait travaillé aux côtés des Kurdes dans le nord de la Syrie. C’est une tache sur la conscience américaine. »

Quels que soient les efforts de rétropédalage ou les manœuvres de rattrapage d’autres structures du pouvoir américain, on aurait tort de sous-estimer l’impact de cette volte-face : pour l’image des Etats-Unis, il y aura un avant et un après octobre 2019.

— À lire sur www.lemonde.fr/idees/article/2019/10/16/pour-l-image-des-etats-unis-il-y-aura-un-avant-et-un-apres-octobre-2019_6015649_3232.html

Un président instable en train de perdre pied | Le Devoir

Placé depuis le 23 septembre dernier par les démocrates face à une enquête pouvant mener à sa destitution, Donald Trump perd depuis chaque jour un peu plus les pédales en multipliant les déclarations, sur Twitter comme devant les caméras, qui témoignent autant de son manque de jugement que de l’état de panique dans lequel il semble être entré. Les propos ont oscillé entre l’agressivité, la menace, la violence et l’incompréhension d’une fonction qui est pourtant la sienne.

— À lire sur www.ledevoir.com/monde/etats-unis/564188/un-president-instable-en-train-de-perdre-pied

Voir loin pour le bien commun ?

Dans son édition du 26 septembre 2019(No 966), Le Régional consacre deux pages (8–9) aux résultats financiers préoccupants de la Fête des Vignerons :


On peut y sentir un Abbé-Président, François Margot, quelque peu fébrile devant un déficit possible autour des 20 millions de francs et coupant rapidement court.

Quatre pages plus loin, Laurent Wehrli, conseiller national en quête de réélection cet automne, publie une annonce où il affirme voir plus loin pour le bien commun, soutenu par le même Abbé-Président:


Message subliminal ?