D’où vient l’actuelle vague de mobilisation en Russie ?

Comment expliquer un tel mouvement, le plus important depuis près de dix ans ? Entre la cote de popularité du président russe, au plus bas depuis 2013, et les manœuvres politiques visant à éliminer toute concurrence aux élections municipales du 8 septembre, Le Monde revient en vidéo sur les origines des manifestations.

— Source :  www.lemonde.fr/international/video/2019/08/09/russie-d-ou-vient-la-vague-de-mobilisation_5498187_3210.html

Trump Fans the Flames of a Racial Fire – The New York Times | Verbatim

Article du New-York Times à la suite des tweets racistes de Donald Trump :

“In many ways, this is the most insidious kind of racial demagoguery,” said Douglas A. Blackmon, the author of “Slavery by Another Name,” a Pulitzer Prize-winning history of racial servitude in America between the Civil War and World War II. “The president has moved beyond invoking the obvious racial slanders of 50 years ago — clichés like black neighborhoods ‘on fire’ — and is now invoking the white supremacist mentality of the early 1900s, when anyone who looked ‘not white’ could be labeled as unwelcome in America.”

— À lire sur www.nytimes.com/2019/07/14/us/politics/trump-twitter-race.html

«Nous avons commencé avec nos ordinateurs sur le canapé !»

L’opération contre les immigrés clandestins lancée par le président américain à travers le pays est pour l’instant mise en échec, tandis que le mouvement de défense des migrants grossit.

Vendredi, plusieurs milliers de manifestants étaient réunis pendant trois heures à New York. Plus de 800 rassemblements similaires avaient lieu aux Etats-Unis et jusqu’en Europe et en Australie, à l’initiative de Lights for Liberty, un groupe de veillées de protestation créé à la mi-juin par des mères de famille new-yorkaises outrées par les conditions de détention des enfants à la frontière mexicaine. «Nous n’en revenons pas nous-mêmes, dit Meryl Ranzer, artiste et prof dans un institut de mode, cofondatrice du mouvement. Nous avons commencé avec nos ordinateurs sur le canapé !» Le mouvement ressemble étonnamment, par son ambiance spontanée, à un Occupy Wall Street voué à la défense humanitaire des immigrés.

— À lire sur www.liberation.fr/planete/2019/07/15/trump-le-coup-de-filet-anti-migrants-entrave-par-la-mobilisation-citoyenne_1740042

Justice pour Tsípras – Libération

Perdant 4% des suffrages par rapport à 2015, la presse généralement parle faussement de déroute pour Tsípras. Pour certains à gauche, il aurait “trahi”, Laurent Joffrin leur répond :

Héritant d’une situation calamiteuse, Tsípras, en fait, n’avait le choix qu’entre deux mauvaises solutions, avec ou sans l’Europe. Il a choisi la moins mauvaise à ses yeux. Etait-ce trahir que de faire la part du feu ? Ceux qui l’affirment doivent expliquer, pour convaincre, comment un pays en faillite, massivement endetté, peut éviter de passer par une phase d’austérité. On peut même avancer que ce qui est en cause, c’est l’irréalisme des promesses faites par la gauche radicale avant la victoire, qui se sont fracassées sur le mur des réalités, et non les décisions prises une fois au pouvoir, que Tsípras a courageusement décidé d’assumer, sachant qu’elles seraient par nature impopulaires et rendraient sa réélection difficile. Traître ou homme d’Etat ? Telle est la vraie question, et non l’éternel procès intenté depuis toujours par la gauche radicale à la gauche de gouvernement, au nom d’une politique en fait inexistante.

— À lire sur www.liberation.fr/politiques/2019/07/08/justice-pour-tsipras_1738709

Suisse : pour une taxe carbone avion socialement acceptable

Dans notre société actuelle, la mobilité en est une des composantes essentielles au niveau professionnel comme dans celui des loisirs. L’enjeu de la transition écologique doit la prendre en compte et la redistribution des richesses doit permettre de rendre cette dernière socialement acceptable. Autrement ce sont les droites extrêmes et populistes qui en profitent politiquement en France aujourd’hui comme en Suisse demain.

Dans sa dernière chronique dans le journal Le Monde, Thomas Piketty indique que la transition écologique ne peut pas se faire sans redistribution sociale des richesses.

Premièrement,

« on voit mal comment les classes moyennes et populaires des pays riches comme des pays émergents accepteraient de changer leur mode de vie (ce qui est pourtant indispensable) si on ne leur apporte pas la preuve que les plus aisés sont mis à contribution. »

Deuxièmement, Thomas Piketty exemplifie son propos avec la politique menée en France entre 2017 et 2019 relativement à l’instauration de la taxe carbone et son augmentation régulière jusqu’en 2030 pour satisfaire aux engagements pris lors des accords de Paris.

Mais pour qu’une telle progression soit acceptable, il est indispensable qu’elle frappe les plus gros émetteurs au moins autant que les plus modestes, et que la totalité du produit de la taxe soit affectée à la transition énergétique et à l’aide aux ménages les plus touchés. Le gouvernement Macron a fait tout le contraire : les taxes sur les carburants payées par les plus modestes ont été utilisées pour financer d’autres priorités, à commencer par la suppression de l’ISF [impôt de solidarité sur la fortune] et de l’impôt progressif sur les revenus du capital. Comme l’a montré l’Institut des politiques publiques (IPP), il en a résulté entre 2017 et 2019 une augmentation de 6 % du pouvoir d’achat des 1 % les plus riches et de 20 % des 0,1 % les plus riches.

Ce qui vaut pour la France vaut aussi pour la Suisse.

Ainsi, actuellement, le débat public s’est notamment porté sur l’instauration d’une taxe carbone « avion ». Dans quelle mesure un tel projet peut-il être acceptable socialement, sachant que pour les plus aisés cette taxe ne réfrénera pas leur utilisation de l’avion alors que ce seront les plus modestes qui s’en détourneront pour d’autres moyens de transport « low cost » pas forcément beaucoup plus écologiques et comportants d’autres aspects problématiques ?

En effet, pour les déplacements en Europe, la transition a plus de chance, au-delà des convaincus, de se porter sur la route que sur le rail. Dans le domaine du transport « low cost », les offres telles que Flexibus rencontrent déjà plus de succès que celles du rail et concurrencent même l’avion.

Il appartient à la gauche, plus particulièrement au Parti socialiste, et aux écologistes de faire des propositions de redistribution sociale d’une taxe carbone avion, notamment en relation avec les prix des abonnements CFF ou des trains nuits (offre et prix).

Dans le cas contraire, l’exemple du mouvement des « gilets jaunes » en France l’illustre avec le report des voix aux élections européennes sur le Rassemblement National de Marine Le Pen, in fine l’UDC en ressortira renforcée et d’autant la transition écologique affaiblie.

Kamala Harris : un lancement de campagne digne d’Obama

Une foule imposante de 20 000 personnes a assisté hier à Oakland au lancement officiel de la campagne présidentielle de Kamala Harris, sénatrice de Californie, dont l’entrée en scène a éclipsé à plusieurs égards celle de tous les candidats et candidates démocrates ayant manifesté depuis le début de l’année leur intention de briguer la Maison-Blanche…

— À lire sur richardhetu.com/2019/01/28/la-photo-du-jour-22/

Kamala Harris : «For the People» | Le blogue de Richard Hétu

C’est exactement le slogan que Kamala Harris a dévoilé ce matin dans cette vidéo où elle annonce sa candidature à l’élection présidentielle de 2020.

Dans son autobiographie, intitulée The Truths We Hold : An American Journey, Kamala Harris évoque «la nervosité, l’excitation et l’adrénaline qui se bousculaient dans [son] esprit» lors de son tout premier procès en tant que procureure du comté d’Alameda, dont Oakland est le siège. «J’étais consciente de l’immense responsabilité que j’avais – le devoir de…
— À lire sur richardhetu.com/2019/01/21/kamala-harris-for-the-people/

Quand Chappatte irrite Fox News


Le coup de crayon de Patrick Chappatte vise souvent fort et juste. Ce week-end, il a fortement irrité la très conservatrice chaîne américaine Fox News. Cause du grief: un dessin publié vendredi sur le site du New York Times représentant le président, Donald Trump, en compagnie de militaires aux abords de la frontière mexicaine. «Je me suis enrôlé pour combattre au Moyen-Orient», clame un soldat. «Pas pour les midterms», souffle un autre.
Quand Chappatte irrite Fox News – Le Temps

Bob Woodward : Je crois en notre pays. Et parce que vous êtes notre président, je vous souhaite bonne chance

Bob Woodward, respecté journaliste y compris par Trump qui l’avait loué relativement à son livre précédent consacré aux guerres de Barack Obama, sort le 11 septembre prochain un livre sur la présidence de Trump. Il est intitulé Fear: Trump in the White House. (Peur : Trump à la Maison Blanche).
Il faut noter que Bob Woodward a réalisé cet exercice avec plusieurs présidents américains tant républicains que démocrates sans jamais les ménager. Il en a été ainsi avec son livre paru en 2011 sur les guerres de Barack Obama.
Avant la parution de cet ouvrage, Donald Trump a téléphoné à Bob Woodward pour tenter d’infléchir le journaliste. Bob Woodward, avec l’accord du président, a enregistré cet entretien que le Washington Post a publié sur son site. Je vous invite à le consulter notamment pour l’attitude à la fois ferme et éminemment respecteuse avec laquelle Bob Woodward s’adresse à Donald Trump. C’est tout simplement remarquable :
https://www.washingtonpost.com/video/politics/exclusive-listen-to-trumps-conversation-with-bob-woodward/2018/09/04/6de5355c-b053-11e8-8b53-50116768e499_video.html?utm_term=.fecdb76522e9
Remarquable jusqu’à la prise de congé finale :

  • Donald Trump : Ce qui est juste c’est que personne n’a fait un meilleur travail que moi en tant que président.
  • Bob Woodward : Je crois en notre pays. Et parce que vous êtes notre président, je vous souhaite bonne chance.

L’entrée en matière où Bob Woodward demande l’autorisation à Donald Trump d’enregistrer la conversation démontre aussi le très grand professionnalisme du journaliste et aussi la fiabilité de son travail.