Kamala Harris : un lancement de campagne digne d’Obama

Une foule imposante de 20 000 personnes a assisté hier à Oakland au lancement officiel de la campagne présidentielle de Kamala Harris, sénatrice de Californie, dont l’entrée en scène a éclipsé à plusieurs égards celle de tous les candidats et candidates démocrates ayant manifesté depuis le début de l’année leur intention de briguer la Maison-Blanche…

— À lire sur richardhetu.com/2019/01/28/la-photo-du-jour-22/

Kamala Harris : «For the People» | Le blogue de Richard Hétu

C’est exactement le slogan que Kamala Harris a dévoilé ce matin dans cette vidéo où elle annonce sa candidature à l’élection présidentielle de 2020.

Dans son autobiographie, intitulée The Truths We Hold : An American Journey, Kamala Harris évoque «la nervosité, l’excitation et l’adrénaline qui se bousculaient dans [son] esprit» lors de son tout premier procès en tant que procureure du comté d’Alameda, dont Oakland est le siège. «J’étais consciente de l’immense responsabilité que j’avais – le devoir de…
— À lire sur richardhetu.com/2019/01/21/kamala-harris-for-the-people/

Quand Chappatte irrite Fox News


Le coup de crayon de Patrick Chappatte vise souvent fort et juste. Ce week-end, il a fortement irrité la très conservatrice chaîne américaine Fox News. Cause du grief: un dessin publié vendredi sur le site du New York Times représentant le président, Donald Trump, en compagnie de militaires aux abords de la frontière mexicaine. «Je me suis enrôlé pour combattre au Moyen-Orient», clame un soldat. «Pas pour les midterms», souffle un autre.
Quand Chappatte irrite Fox News – Le Temps

Bob Woodward : Je crois en notre pays. Et parce que vous êtes notre président, je vous souhaite bonne chance

Bob Woodward, respecté journaliste y compris par Trump qui l’avait loué relativement à son livre précédent consacré aux guerres de Barack Obama, sort le 11 septembre prochain un livre sur la présidence de Trump. Il est intitulé Fear: Trump in the White House. (Peur : Trump à la Maison Blanche).
Il faut noter que Bob Woodward a réalisé cet exercice avec plusieurs présidents américains tant républicains que démocrates sans jamais les ménager. Il en a été ainsi avec son livre paru en 2011 sur les guerres de Barack Obama.
Avant la parution de cet ouvrage, Donald Trump a téléphoné à Bob Woodward pour tenter d’infléchir le journaliste. Bob Woodward, avec l’accord du président, a enregistré cet entretien que le Washington Post a publié sur son site. Je vous invite à le consulter notamment pour l’attitude à la fois ferme et éminemment respecteuse avec laquelle Bob Woodward s’adresse à Donald Trump. C’est tout simplement remarquable :
https://www.washingtonpost.com/video/politics/exclusive-listen-to-trumps-conversation-with-bob-woodward/2018/09/04/6de5355c-b053-11e8-8b53-50116768e499_video.html?utm_term=.fecdb76522e9
Remarquable jusqu’à la prise de congé finale :

  • Donald Trump : Ce qui est juste c’est que personne n’a fait un meilleur travail que moi en tant que président.
  • Bob Woodward : Je crois en notre pays. Et parce que vous êtes notre président, je vous souhaite bonne chance.

L’entrée en matière où Bob Woodward demande l’autorisation à Donald Trump d’enregistrer la conversation démontre aussi le très grand professionnalisme du journaliste et aussi la fiabilité de son travail.

Une poursuite menace le fonctionnement de la National Rifle Association | ICI.Radio-Canada.ca

Voilà une nouvelle estivale réjouissante! Et félicitations au gouverneur Andrew Cuomo pour son initiative.

La National Rifle Association (NRA), le lobby américain des armes à feu, dit être aux prises avec de graves problèmes financiers qui menacent la capacité du groupe à défendre les intérêts de ses membres à la suite de gestes posés par le gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo, et les agences de réglementation de l’État.
Dans une version amendée d’une poursuite fédérale intentée en mai, la NRA affirme avoir perdu ses services d’assurance en raison des démarches effectuées par l’État de New York auprès des entreprises soutenant un programme d’assurance propre à la NRA intitulé Carry Guard.
Cette police d’assurance vise à rembourser les coûts juridiques que doivent payer les membres de la NRA après avoir utilisé une arme possédée légalement.
En mai, l’État de New York a jugé que Carry Guard « offrait illégalement une protection juridique aux propriétaires d’armes à feu pour des méfaits commis intentionnellement ».
Les assureurs travaillant en partenariat avec la NRA ont par la suite accepté de cesser d’offrir cette police et ont dû payer une amende de 7 millions de dollars américains.

Source : Une poursuite menace le fonctionnement de la National Rifle Association | ICI.Radio-Canada.ca

Interview. “Trump récompense les riches et sanctionne les pauvres” | Courrier international

Philip Alston, le rapporteur spécial des Nations unies sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme, publie un rapport accablant sur la pauvreté aux États-Unis, dans lequel il accuse le gouvernement du président Trump de creuser les inégalités en récompensant les riches et en sanctionnant les pauvres. “Le rêve américain est rapidement en train de devenir l’illusion américaine, note-t-il. L’égalité des chances, si prisée en théorie, n’est qu’un mythe dans la pratique, en particulier pour les minorités et les femmes, mais aussi pour de nombreux travailleurs blancs de la classe moyenne.” Après avoir visité les États-Unis à la fin de 2017, cet Australien qui enseigne le droit à l’université de New York présente son rapport le 21 juin devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève [que les États-Unis viennent de quitter]. Extrait.

Vous avez sillonné les États-Unis pendant douze jours. Qu’avez-vous vu ?

J’ai commencé par la Californie, où j’ai enquêté sur les sans-abri. Puis je me suis rendu en Alabama, où je me suis intéressé aux disparités raciales et à la pénurie de services élémentaires comme l’enlèvement des ordures à la périphérie des grandes villes. Le plus choquant était l’absence de réseaux d’égouts, au point qu’on pouvait voir les eaux usées s’écouler dans les jardins des habitations. C’est une scène que l’on s’attend à voir dans un pays en développement, pas aux États-Unis.
La destination suivante a été Porto Rico, qui, s’il était un État à part entière [Porto Rico est un territoire associé aux États-Unis], serait sans nul doute le plus pauvre du pays. La situation, déjà dramatique, a été considérablement aggravée par le passage de l’ouragan Maria [en septembre 2017]. Bien que je ne sois plus censé utiliser cette expression, les conditions étaient très proches du tiers-monde. J’ai rencontré des gens qui n’avaient pas accès aux services de base. L’État ne joue pas son rôle. Il ne fournit aucune protection.
Je me suis également rendu en Virginie-Occidentale, où de nombreux habitants n’ont aucune assurance-maladie, et j’ai pu constater à quel point les services fournis par les pouvoirs publics sont faibles : dans le secteur de la santé, mais aussi dans des domaines comme l’accès à Internet. Des responsables m’ont expliqué qu’il ne servirait à rien de proposer de nouvelles dépenses budgétaires, car elles ne seraient pas votées par le Parlement local.
— À lire sur www.courrierinternational.com/article/interview-trump-recompense-les-riches-et-sanctionne-les-pauvres

La carte détaillée du vote sur les JO: un Valais «utile» contre un Valais périphérique | Le Temps

La carte détaillée du vote sur les JO: un Valais «utile» contre un Valais périphérique par Le Temps. MicroGIS a fournit la carte détaillée du vote valaisan et son analyse.
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«A la fin, c’est ce Valais «utile», celui de la croissance démographique et du dynamisme économique, qui l’emporte sur les coteaux et les vallées, note le géographe Pierre Dessemontet, de l’institut MicroGIS. Signe des temps et d’un canton qui se modernise et se rattache de plus en plus à la métropole lémanique.»

Source : Votation populaire du 10 juin 2018:

Russie – Chine ou Chine – Russie : le nouvel ordre (économique) mondial ?

C’est la question que l’on peut se poser après le fiasco du dernier G7…
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Vladimir Poutine et Xi Jinping jouent l’unité face au “babillage” du G7 [Sergei Guneyev, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP – Keystone]

Alors que le sommet du G7 a été torpillé par Donald Trump à la toute fin de la réunion, les dirigeants russe et chinois Vladimir Poutine et Xi Jinping ont eux affiché dimanche leur unité et loué l’expansion de leur bloc asiatique.

Source : Vladimir Poutine et Xi Jinping jouent l’unité face au “babillage” du G7 – rts.ch – Monde
Cette photo de Valdimir Poutine et Xi Jinping contraste largement avec celle qui restera probablement la photo du sommet du G7 à Charlevoix :

Photo prise le deuxième jour du sommet des G-7 meeting à Charlevoix, Canada.(Steffen Seibert/Ministère allemand de l’information).
Comme l’indique le Washington Post :

« Il y a eu des centaines, sinon des milliers, de photos prises au sommet du Groupe des Sept à Québec ce week-end, un rassemblement de deux jours de dirigeants d’États membres pour discuter de tout, des changements climatiques à la politique commerciale internationale.

Mais l’une d’entre elle en particulier s’est distinguée après sa publication samedi et a ricoché autour d’Internet pour sa composition surréaliste.
Sur la photo, la chancelière allemande Angela Merkel se tient derrière une longue et étroite table, les deux mains pressées fermement dans sa surface au sommet de certains documents qui sont inclinés dans tous les sens. Avec une expression aussi neutre que possible, elle regarde directement le président Trump, qui est assis de l’autre côté de la ligne de partage. »(Traduit avec www.DeepL.com/Translator)

Source : The G-7 summit, summed up in one photo | Washington Post

Sur l’interprétation de l’attitude de Donald Trump, l’avis de Damian Paletta et Anne Gearan, toujours du Washington Post :

« Il n’a pas reculé, ni émoussé ses critiques, et malgré les références aux prénoms “Angela” et “Justin”, Trump a peu fait pour masquer sa méfiance à l’égard du modèle international de consensus sur les affaires mondiales que représente le G-7.
… Trump s’était plaint aux assistants avant la réunion qu’il ne voulait pas assister aux conférences des autres leaders, et il a réfléchi à l’idée d’envoyer le vice-président Pence à sa place.
Il est arrivé à la réunion en retard et est parti tôt, tenant une conférence de presse en solo le samedi matin où il a donné l’ultimatum commercial et a dit que la taille de l’économie américaine signifie que les autres nations ne peuvent pas gagner une guerre commerciale. » (Traduit avec www.DeepL.com/Translator)

Source : Trump removes U.S. from G-7 joint statement over escalating feud with Canada’s Trudeau | Washington Post
Plus largement que la posture photographique de Donald Trump, l’analyse sur le fiasco de la conférence par Jennifer Rubin, chroniqueuse du Washington Post apportant une perspective de centre-droite (titre de son blog : Right Turn) :

« Après le comportement atroce et irrationnel du président Trump qui a conduit au sommet du Groupe des Sept, la désintégration de l’ordre mondial libéral en place depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et la possibilité d’une grave crise internationale ne semblent plus difficiles à imaginer. Le président, insensible à l’histoire, ignorant des faits et guidé par des flagorneurs, n’a pas été forcé de s’attaquer au monde réel ni d’entendre des points de vue qui ne coïncident pas avec sa vision du monde tordue, dans laquelle les alliés nous arnaquent et les hommes forts agressifs doivent être admirés et accommodés. » (Traduit avec www.DeepL.com/Translator)

Source : After Trump’s G-7 summit fiasco, be afraid | Washington Post
Pour Jennifer Rubin,

« Trump a démontré une fois de plus qu’il est erratique et indigne de confiance – avec ses propres alliés ! Le contraste entre sa relation antagoniste avec les alliés démocratiques et le fait qu’il n’a jamais dit un seul mauvais mot à propos de la Russie défie toute explication, à moins que l’on accepte la théorie selon laquelle il est endetté d’une manière ou d’une autre envers le président russe Vladimir Poutine, dont la campagne pour interférer dans les élections américaines a aidé à faire atterrir Trump à la Maison-Blanche. » (Traduit avec www.DeepL.com/Translator)

De toutes les façons possibles, il n’y a pas de raison de se réjouir pour l’Europe et le Japon. Et la photo de ce sommet symbolisera peut-être la fin de l’ordre mondial établit après deux guerres mondiales.