Depuis l’UDC a un deuxième conseiller fédéral… et mène toujours une politique d’opposition en dehors du Conseil fédéral sur des thématiques populistes, voire nauséabondes, lui permettant de capitaliser et de cannibaliser la droite de ce pays.
Aujourd’hui, la perspective des fédérales de cet automne pousse les partis à se profiler et à peaufiner leur stratégie. Ainsi, Hans-Jürg Fehr, président du PSS, souhaite-t-il que le PDC retrouve un deuxième siège au Conseil fédéral à la place, non pas de l’UDC, mais du parti radical… Son raisonnement ? D’une part, il est arithmétique si le PDC dépasse le parti radical en terme de sièges dans la future Assemblée fédérale (ce qui est peu probable pour Hans-Jurg Fehr). D’autre part, le PDC serait un parti centriste — j’en doute hormis quelques dossiers particuliers comme la politique familiale— alors que le parti radical serait clairement un parti de droite. Le PSS cherchait ainsi initier une coalition rose-orange-verte.
Oubliée l’opposition à Christoph Blocher et à l’UDC ! Cette attitude ne concoure dans les faits qu’à la banalisation des thèses et de la politique blochérienne, made in UDC. C’est une vision à très courte vue. Elle masque la difficulté du PSS de construire un véritable discours d’opposition et une alternative au discours de régression sociale et de bouc-émissarisation de cette droite populiste et néo-fascisante. Aujourd’hui, une partie du PSS court derrière ce discours-là comme le reste de la droite suisse. Elle n’y gagnera que des désillusions.
Mais peut-être que cela n’est-il qu’une politique du pire pour arriver le plus rapidement possible au stade ultime du blochérisme?
A lire aussi :
• Le PSS aurait-il perdu sa boussole? (Fédérales.ch)
• Virer Couchepin, garder Blocher, voilà la nouvelle stratégie du PS (Le Temps)
Mise à jour (23 septembre 2007)
Dans Domaine public, André Gavillet vient d’apporter une contribution fort intéressante à cette question. L’article s’intitule En finir avec la politique des amuse-bouche et il demande très clairement au Parti socialiste de se positionner pour que le deuxième siège du PDC soit pris à l’UDC et non au parti radical :
Il peut paraître prématuré de composer, avant les élections nationales, le Conseil fédéral. Mais la partie a déjà commencé. Le premier dispositif doit être mis en place. Il passe par une clarification du parti socialiste. Qu’il dise clairement que le deuxième siège PDC est à prendre (reprendre) à l’UDC. Qu’il lance la «refondation de la concordance».
Oh que j’aime cette version de l’initiative 🙂
Elle est en CC sur Flickr, me suis permise de la mettre sur mon blog !
Tant mieux (concernant cette autre version de l’initiative).
Effectivement elle est exprès en CC pour que chacun qui le souhaite puisse la diffuser et l’utiliser… 😉
Dans Domaine public, André Gavillet vient d’apporter une contribution fort intéressante à cette question. L’article s’intitule En finir avec la politique des amuse-bouche et il demande très clairement au Parti socialiste de se positionner pour que le deuxième siège du PDC soit pris à l’UDC et non au parti radical : Il peut paraître prématuré de composer, avant les élections nationales, le Conseil fédéral. Mais la partie a déjà commencé. Le premier dispositif doit être mis en place. Il passe par une clarification du parti socialiste. Qu’il dise clairement que le deuxième siège PDC est à prendre (reprendre) à l’UDC. Qu’il lance la «refondation de la concordance».
Mesdames, Messieurs,
Votre parti a eu tort d’éjecter M. Blocher du Conseil Fédéral.
Vous avez gagné, mais la Suisse a perdu l’un de ses meilleurs
défenseurs. L’avenir démontrera votre erreur.
Meilleures salutarions. R. Doerig, Mûriers 4, 1350 Orbe