[Vidéos] “A cause de Macron” : la géniale chorégraphie féministe contre la réforme des retraites – Les Inrocks

Des dizaines de femmes ont dansé contre la réforme des retraites, Gare de l’Est à Paris, vendredi 24 janvier.
Vendredi 24 janvier marque le 51e jour de grève interprofessionnelle contre la réforme des retraites portée par le gouvernement d’Emmanuel Macron.

Gare de l’Est, à Paris, plusieurs dizaines de femmes se sont ainsi lancées dans une chorégraphie imaginée par des militantes d’Attac vendredi 24 janvier, peu avant 11 heures et le départ de la manif parisienne. Au son de “A cause de Macron” – et avec un jeu de jambes des plus coordonnés ! -, elles ont chanté et dansé joyeusement en lançant : “A cause de Macron (…) grandes perdantes nous serons, on crie révolution.” Les femmes vont en effet être particulièrement touchées par cette réforme des retraites si elle passe.
— À lire sur abonnes.lesinrocks.com/2020/01/24/actualite/societe/videos-a-cause-de-macron-la-geniale-choregraphie-feministe-contre-la-reforme-des-retraites/

Depuis quand Charles Martel est-il un héros de l'histoire de France ? | L'Obs

Il n’y a pas qu’en Suisse que la droite identitaire instrumentalise, travestit et manipule l’histoire en fonction de son agenda politique. En France, la droite identitaire affirme que la bataille de Poitiers est “une page fondatrice de notre roman national.” Deux historiens, William Blanc et Christophe Naudin, montrent au contraire que la place réservée à l’événement n’a cesse de fluctuer en fonction des intérêts politiques.


Extraits. Vitrail de la cathédrale de Strasbourg (CC)Vitrail de la cathédrale de Strasbourg (CC) À lire aussi

«Les auteurs reviennent d’abord sur ce que l’on sait de la bataille de Poitiers. Ou, plus exactement, ce que l’on ne sait pas. Le lieu ? Il est si flou que les historiens anglo-saxons parlent de «The Battle of Tours». La date exacte? Selon les sources, elle varie de 731 à 734. Le but de l’expédition montée par les Arabes ? Le pillage plutôt que la conquête, semble-t-il. Quant au déroulement de la bataille, un chroniqueur de l’époque donne le chiffre fantaisiste de 365.000 Sarrasins tués…
Dans la deuxième partie, les deux historiens analysent les fluctuations de la place réservée à Charles Martel par la postérité. Un sujet très politique: car s’il n’était qu’un maire du Palais (un usurpateur en somme), c’était aussi le grand-père de Charlemagne. Comment se revendiquer de lui sans cautionner une atteinte à la légitimité royale ? Louis IX trouva la parade: faisant réaménager la basilique de Saint-Denis, il fit sculpter sur le tombeau de Charles Martel une couronne que celui-ci n’avait jamais portée dans la réalité.
Au XIXe siècle, c’est dans l’école que la bataille de mémoire se déplace. Avec, là aussi, des écarts spectaculaires. Héros de Chateaubriand et des manuels catholiques, Charles Martel s’efface progressivement sous la IIIe République. Dans le «Petit Lavisse», best-seller de l’école laïque (137.000 unités par an jusqu’en 1939), pas une ligne, pas un mot sur la bataille de Poitiers et le grand-père de Charlemagne. Bref, ce héros national a tous les airs d’un intermittent du spectacle. A de longues périodes d’oubli succèdent des retours très politiques.»

Lire la suite : Depuis quand Charles Martel est-il un héros de l’histoire de France ? – Bibliobs – L’Obs

Ni la gauche ni le FN n'ont à se réjouir de la disgrâce de Le Pen | Slate.fr

Le vieux patriarche de l’extrême droite française a fourni à sa fille l’occasion inespérée d’une rupture, mais l’a aussi placée face aux contradictions idéologiques de sa formation. Quant à la gauche, elle risque de voir sa posture moraliste de condamnation du FN encore affaiblie.
Ni la gauche ni le FN n’ont à se réjouir de la disgrâce de Le Pen | Slate.fr:

Mine de rien, un Front national ayant clairement rompu avec Jean-Marie Le Pen n’est une bonne nouvelle pour pas grand monde. La gauche –ou ce qu’il en reste– va encore moins pouvoir agiter l’épouvantail du «fascisme» pour repousser les assauts électoraux des frontistes. Prétendre que Jean-Marie Le Pen «dit tout haut ce que le FN pense tout bas» deviendra de plus en plus absurde.
Un FN post-Jean-Marie expose, enfin et surtout, celui-ci à de réels périls. L’homme né le 20 juin 1928 à La Trinité-sur-Mer (Morbihan) a eu le remarquable mérite de réussir à réunifier, en un même parti, toutes les tendances –o combien contradictoires– de l’extrême droite française. A cet égard, Le Pen fut à ce camp ce que Mitterrand a été au sien.
Sa fille saura-t-elle gérer la coexistence problématique des sensibilités éminemment diverses qui alimentent le «national-populisme» –à défaut d’expression meilleure– dont elle se veut le porte-drapeau? Cela ne sera, en toute hypothèse, pas simple. Le FN d’aujourd’hui est traversé d’influences contraires. L’orientation «nuisible», selon Jean-Marie Le Pen, de Florian Philippot est contrariée par les pesanteurs droitières qui sévissent dans le Front du sud de la France. Sur la question cruciale de l’euro, comme sur la politique économique et sociale, un FN «dédiabolisé» est promis à de vifs débats internes.

(Via www.slate.fr)