Politique suisse : poids des lobbys, politique des copains-coquins

Deux informations de ce jour de la RTS éclairent la même manière de faire de la politique et plus que des accointances malsaines entre les milieux politiques (PLR et UDC) et les lobbys économiques. Il est plus que temps que certaines pratiques changent.
Le nouveau système de défense anti-aérienne au cœur d’une polémique – rts.ch – Suisse

Fournisseur potentiel, l’entreprise française Thales a été chargée d’évaluer les offres des constructeurs en lice pour la réalisation du bouclier anti-aérien BODLUV 2020.En temps normal, c’est l’Office fédéral de l’armement Armasuisse qui commande les devis et qui les analyse. Or, pour ce système de missiles, la centrale d’achat de l’armée manquait de personnel et de temps. Elle a donc externalisé l’évaluation en la confiant à Thales, qui fournit elle-même un tel système de défense anti-aérienne.

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Pierre-Yves Maillard veut rogner l’influence des assureurs maladie – rts.ch – Suisse

Le conseiller d’Etat vaudois en charge de la santé Pierre-Yves Maillard prône le lancement d’une initiative pour limiter l’influence des assureurs maladie au Parlement.
“Il ne doit plus y avoir de politiciens liés à l’argent des caisses”, souligne-t-il dans le journal alémanique Blick. Les caisses ont “un énorme pouvoir” aux Chambres, critique-t-il.
[…]Et Pierre-Yves Maillard de citer le conseiller national Ignazio Cassis (PLR/TI), président du groupe libéral-radical au Parlement, de la commission de la santé publique du National et de la faîtière des assureurs Curafutura.
Pareilles combines ne sont tout bonnement plus acceptables, martèle l’élu socialiste, rappelant que les directeurs de La Poste, de la SSR et de Swisscom sont exclus du Parlement.

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A la fin du 19e siècle, Conrad Cramer-Frei, présidait le Vorort (Economie Suisse), siégeait au Parlement national (conseil national, puis conseil des États), intervenait pour réviser le tarif douanier, était mandaté, via le Vorort, pour le rédiger, puis présidait la commission chargée de l’adopter…
En effet, il est plus que temps que certaines pratiques changent.