Les mots qui tuent | Libération

Depuis l’épisode mouvementé et controversé des perquisitions visant LFI il y a un an, Jean-Luc Mélenchon dénonce un «procès politique» et une instrumentalisation de la justice pour nuire à sa personne et son mouvement. Le registre était déjà très dur. Mais ce n’était rien par rapport à ce qui vient. Dans une interview au JDD hier, à quatre jours de l’ouverture de son procès, le leader Insoumis poursuit son offensive médiatique avant la guerre juridique, et monte encore d’un ton. «Ce n’est ni du droit ni de la justice. C’est juste une exécution politique. […] C’est une mise en scène, qui précède un meurtre politique», flingue-t-il, s’estimant «condamné d’avance». Ça tire à balles réelles.

Jean-Luc Mélenchon. Photo BOBY / Hans Lucas pour Libération (2017)

Pas sûr ici que la meilleure défense soit l’attaque… Libération n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler les propos de Mélanchon tenus à l’égard de François Fillon lors de la Présidentielle:

«Quand on n’est pas content de la justice, faut changer les lois, pas mettre en cause les juges. On peut changer la loi et les juges appliquent la loi au nom du peuple français».

Quand Jean-Luc Mélenchon ne voulait pas juger les juges | Libération

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